Accueil  | Présentation du CDSA .: www.cieltropical.com ::
Club de Découverte des Sciences Astronomiques
Comité de Rédaction : Emile BIDOUX  -   Dernière mise à jour : 10 Janvier 2019  |  Prochaine mise à jour : 01 Février 2020
(Des mises à jour peuvent intervenir avant la date en fonction des événements)
 ::: Contact    Martinique : latitude : 14°N / longitude : 61°W    Participer aux activités  |   Espace membre |  Adhérer   

 Le CDSA Martinique :
 Historique,
 principes, enjeux
.: plus... 

 
:: Formes d'intervention

.: plus... 

 
:: Activités en cours
.: Janvier 2020
.: Octobre 2019

.: voir aussi :
    - "Les infos du CDSA"

 
RUBRIQUE
INSTRUMENTS
 
Objet céleste
Objet céleste
Croissant de Lune
du 26 septembre 2009
© photo E. Lostau
 
Bien Observer le Soleil
 
:: Navigation  

RUBRIQUE "POUR BIEN DEBUTER"

:: la planète X

La 9ème planète du système solaire.

Préambule.

Depuis le 26ème congrès de l’U.A. I (Union Astronomique Internationale) le système solaire contient huit planètes : Mercure, Vénus, Terre, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune[1]; cinq planètes naines dont Pluton et Cérès et des « petits corps » ou objets épars au nombre d’un millier[2] .

L’énigme de la 9ème planète.

Régulièrement les revues spécialisées en astronomie rapportent les résultats des recherches d’une hypothétique planète, dite « planète X » ou « 9ème planète », non encore décelée par les télescopes les plus performants en activité.

En étudiant 6 petits corps célestes, appelés aussi « transneptuniens » ou TNO[3], de la ceinture de Kuiper[4], que deux astronomes du Caltech[5]: Konstantin BATYGIN[6] et Mike BROWN[7] mirent en évidence l’étrange caractéristique de leurs orbites respectives ; en effet les périhélies[8] sont relativement proches les uns des autres et les aphélies de 4 d’entre elles pointent dans la même direction. (Voir schéma ci-dessous).

Cette particularité ne pouvant pas être due au hasard pourrait s’expliquer par la présence d’un autre corps céleste : « perturbateur massif » selon M. BROWN.

Une image contenant texteDescription générée automatiquement

Cela rappelle la découverte de la planète Neptune par LEVERRIER (1811 – 1877) en 1846, qui prédit sa position par le calcul des irrégularités du mouvement d’Uranus[9], induits par cet astre alors inconnu qui fût effectivement observé par l’astronome allemand GALLE (1812-1910), moins de trois semaines après les indications fournies par Le Verrier.

Caractéristiques de la planète X.

Elle aurait un diamètre de deux à quatre fois celui de la Terre et une masse dix fois (entre 5 et 15) supérieure. Elle serait probablement gazeuse.

Sa période de révolution autour du Soleil serait de 10 à 20 000 ans. Elle serait située entre 200 et 600 UA, soit entre 30 et 180 milliards de km du Soleil. Sa magnitude serait égale à 23[10].

Nature de la planète X

Ce pourrait être, comme déjà indiqué, une planète gazeuse qui lors de la formation du système solaire aurait migré sur son orbite actuelle à cause des perturbations gravitationnelles générées par la planète Jupiter, qui l’aurait en quelque sorte éjecté à l’extérieur de la ceinture de Kuiper. Il est en effet impossible qu’une planète de cette taille ait pu naître à l’endroit où elle se trouve aujourd’hui[11].

Et pourquoi pas une planète extra solaire venue d’un autre coin de la galaxie. Une vagabonde capturée par la force de gravité du Soleil ?

On parle aussi d’un anneau de petits corps dont la masse totale atteindrait 10 fois celle de la Terre[12]?

Plus récemment on évoque la possibilité d’un mini trou noir, formé dans l’Univers primitif et capturé par le système solaire. Ce type de trou noir est appelé par les physiciens « trou noir primordial [13]». On suppose qu’il s’en ait formé de nombreux lors de la phase d’inflation qui a suivi le « BigBang », il y a 13,7 milliards d’années. La plupart se sont « évaporés », les autres ont peu évolué. Leur masse serait infime mais pourrait aussi atteindre 10 masses solaires et, dans ce cas, avoir un diamètre de 20 centimètres. Les physiciens à l’origine de cette hypothèse concernant l’on même surnommé Phattie.

Où et comment chercher cette fameuse planète ?

Très peu de temps après la publication de BROWN et BATYGIN l’astronome français Jacques LASKAR[14], en s’appuyant sur un modèle[15] d’analyses des données observationnelles a pu déterminer là où la probabilité de trouver la planète est la plus grande et, plus exactement, les zones où elle ne pouvait pas se situer.

 

Une image contenant texteDescription générée automatiquement

 

Comment détecter la planète X ?

Sa faible luminosité la rend difficilement observable même avec les meilleurs télescopes optiques.

Sa détection en infra rouge[16] est plus prometteuse.

Parmi les télescopes terrestres on citera le « Télescope Canada-France-Hawaï CFHT », implanté près du sommet du Mauna Kea à Hawaï, à une altitude de 4 204 m, inauguré en 1979. Il possède un miroir de 3,58 mètres de diamètre utile.

Mentionnons également le télescope Subaru, basé lui aussi au Mauna Kea. C’est un télescope de type Cassegrain de 8,2 mètres de diamètre fonctionnant en optique et en infrarouge. C'est le plus grand télescope de l'Observatoire astronomique national du Japon.

Dans l’espace quelques télescope en orbite autour de la Terre peuvent éventuellement participer à la recherche de la planète X :

-          Wide-field Infrared Survey Explorer ou WISE[17] (en français « Explorateur à grand champ pour l'étude dans l'infrarouge ») est un télescope spatial américain qui doit observer l'ensemble du ciel dans l'infrarouge.

-          Le JWTS[18], qui remplacera en mars 2021, le télescope spatial HUBBLE, pourrait réserver de bonnes surprises.

Si la planète est un mini trou noir alors le Fermi Gamma-ray Space Telescope[19] (NASA) pourrait lui aussi capter les radiations dans le domaine du rayonnement g du trou noir X.

Conclusion.  Le mystère reste entier, ce qui donnera l’occasion de compléter cet article au fur et à mesure des informations que les chercheurs ne manqueront pas de communiquer.

Emile BIDOUX Oct. 2019

 



[1] Neptune la plus éloignée du Soleil est à environ 30 UA (UA pour Unité Astronomique : 149 597 871 km, improprement appelée « distance moyenne de la Terre au Soleil ») soit approximativement 30 fois la distance Terre-Soleil.

 

[2] Chiffre du Minor Planet Center de l’U.A. I fin septembre 2019.

 

[3] Trans-Neptunian Object,

 

[4] On a donné le nom de Kuiper (1905-1973), astronome germano-américain, à une ceinture de petits corps célestes orbitant autour du Soleil à des distances comprises entre 30 et 55 UA. La ceinture contiendrait plus de 70 000 objets de diamètre supérieur à 100 km et 200 millions entre 10 et 20 km de diamètre.

La masse totale des objets de la ceinture de Kuiper a été estimée à seulement 1% de la masse de la Terre.

On l’appelle aussi ceinture d'Edgeworth-Kuiper,

Cette ceinture est prolongée par la ceinture de OORT (astronome néerlandais 1900-1992) qui s’étend de 30 000 à 100 000 UA.

Ces deux ceintures sont les réservoirs des comètes qui, de temps en temps, quittent leur orbite pour venir frôler le Soleil.

 

[5] Le California Institute of Technology ou CIT, en abrégé CalTech, est une université privée américaine créée en 1891. Elle se situe à Pasadena, dans la banlieue de Los Angeles, en Californie. Elle compte près de 500 professeurs et chercheurs et de 2 700 étudiants dans un campus qui accueil

 
:: Ephémérides
 .: CIEL du mois

 .: CARTES du ciel

 .: Ephémérides annuelles
   . Phases de la Lune
   . Eclipses de Lune
   . Visibilité des planètes
   . Conjonctions et
     oppositions des planètes

 
:: Articles
 la planète X
La 9ème planète du système solaire. Préambule. Depuis le 26ème congrès de l’U.A. I (Union...
 
 


Conditions d'utilisation du site  |   Contacts  |   Présentation du CDSA  |   Plan du site  |   Liens

Club de Découverte des Sciences Astronomiques - CDSA Martinique


CDSA Martinique - Conception graphique David NOËL